Profitant de notre assemblée générale le 9 mars dernier, nous avons pu visiter le musée « Clin d’ailes » à l’aérodrome militaire de Payerne sous l’experte conduite d’un ancien chef d’escadrille ayant volé sur différents types d’avion. Cette rétrospective historique de nos forces aériennes, truffées d’anecdotes vécues, n’en fut que plus intéressante et fort appréciée de nos membres. Un repas, suivi d’une bourse clôtura cette journée.

 Du 10 au 12 mai dernier, trois membres de la SSP ont représenté notre société à la XIIIème  conférence  européenne  des  sociétés phaléristiques à  Vienne  (Autriche). Comme chaque année le programme fut copieux. Le samedi nous permit de suivre plusieurs conférences, dont plusieurs s’articulaient autour du thème de la Toison d’Or. En ouverture le Brigadier Général et Président de la société autrichienne de phaléristique le Dr. Christian ORTNER nous présenta tous les ordres autrichiens. Le Dr. Franz KIRCHWEGER, curateur du musée Historique des Arts, nous parla des insignes de l’Ordre de la Toison d’Or détenues dans la salle des trésors de son musée. Dr. Stephen PATTERSON, Curateur de la Royal Collection Trust à Windsor, nous entretint des remises honorifiques britanniques aux Habsbourg et des liens entre l’Autriche et la Grande-Bretagne. Puis   M. Guy DEPLOIGE, Directeur des collections phaléristiques au Musée Royal des Forces Armées et de l’histoire militaire à Bruxelles, fit un exposé sur l’exposition de l’Ordre de la Toison d’Or à Bruges en 1907, ainsi que sur la chasse aux décorations. L’attaché de conservation au Musée de la Légion d’Honneur à Paris, M. Tom DUTHEIL nous fit une intéressante présentation sur les Toisons d’Or en joaillerie des rois de France, comme par exemple celle de Louis XV contenant 255 brillants, dont 175 diamants et 80 rubis ! Enfin une dernière conférence de Mme. Liudmila GAVRILOVA, responsable du département phaléristique des musées du Kremlin à Moscou, parla des ordres impériaux russes donnés aux empereurs autrichiens, mais détenus aujourd’hui dans les coffres du Musée du Kremlin.

 L’après-midi fut consacré à la visite du « Heeresgeschichtliches Museum » de Vienne qui retrace toute l’histoire militaire des armées autrichiennes au travers des siècles. Visite instructive si il en est, car l’Autriche de part sa position centrale en Europe a été impliquée dans de nombreux conflits.

 Le diner de gala se déroula dans l’une des magnifiques salles du Musée et l’hôte d’honneur fut M. Georg von Habsburg, détenteur de l’Ordre de la Toison d’Or. A noter que les mets étaient préparés par l’armée, dîner qui s’avéra excellent. Si je n’avais pas vu les soldats apporter la nourriture, je ne l’aurai jamais deviné !

Après la bourse du dimanche matin, on nous convia à visiter la « Kaiserliche Schatzkammer » regorgeant de trésors inestimables, puis ce fut au tour du musée de l’Ordre Teutonique retraçant son histoire et où nous purent admirer de nombreuses décorations de cet ordre pas toujours bien connu.

 Bref une autre rencontre européenne pleine d’enseignements et organisée à la perfection par M. Robert LINKE, secrétaire de la Société Autrichienne de Phaléristique.

 La prochaine rencontre se déroulera à Paris du 17 au 20 mai 2020.

           

Les festivités du 75e anniversaire du débarquement de Normandie (D-Day) viennent de se dérouler et un nombre impressionnant de manifestations ont eu lieu sur toute la côte normande et dans les villes principales de la région. Ayant eu la chance d’être invité par le biais de L’Association Nationale Franco-Britannique en lien avec les régiments de parachutistes anglais qui avaient sauté le 5 juin pour prendre le pont Pegasus à Bénouville, j’ai pu participer à de nombreuses commémorations durant mon séjour. Plusieurs de celles-ci se déroulèrent dans des cimetières et, en regardant les dates sur les tombes des soldats ensevelis, j’ai réalisé qu’outre le jour du débarquement, le 6 juin, la bataille de Normandie fut meurtrière jusqu’en septembre.

         Après l’installation d’une tête de pont sur les côtes du Calvados et de la Manche, les alliés vont affronter les Allemands sur un terrain qui s’avère difficile pour l’ensemble des belligérants : le bocage normand. Les combats font rage et sans concession de part et d’autre. Pour cette période les pertes sont significatives :

Chez les alliés qui ont engagé 2’052’000 hommes dans la bataille de Normandie, on dénombre 37’000 tués et 163’000 blessés. Côté allemand, le bilan est encore plus lourd. 80’000 tués ou disparus, 170’000 blessés et 200’000 faits prisonniers. 35 des 40 divisions engagées (450’000 hommes) sont mises hors d’état de combattre. L’alignement des tombes dans les cimetières militaires reste un moment fort, émotionnellement parlant.

Mais n’oublions pas les populations civiles qui ont payé un lourd tribut à la libération de la France. Les bombardements de Caen, Saint-Lô et Le Havre ont réduit ces villes à l’état de champs de ruines, et nombre de villages et de hameaux ont été pratiquemment entièrement détruits. On estime à quelque 20’000 les civils tués durant cette période.