Début septembre, une magnifique journée ensoleillée nous attendait pour notre sortie annuelle qui nous conduisit au château de Vaumarcus et au Landeron dans le Canton de Neuchâtel.
Une quinzaine de membres furent reçus par Madame Edwige Thalmann, la baronne du château et par Monsieur Frédéric Marti, propriétaire de la maison de Vaumarcus au Landeron. Nous fûmes guidés de manière experte à travers les dédales de ce château millénaire qui veille depuis le Moyen Age sur le village du même nom. Nous eûmes également droit à un bref survol de la longue et parfois turbulente histoire des lieux. Faiblement défendu, l’édifice fut pris par les troupes bourguignonnes de Charles le Téméraire en février 1476, peu avant la bataille de Grandson, remportée par les troupes confédérées le 2 mars 1476. La garnison de Vaumarcus dut alors abandonner les lieux, laissant ainsi le château à nouveau libre. Fort bien restaurée durant la seconde partie du XXème siècle, une partie de la bâtisse a été transformée en plusieurs appartements. Il reste toutefois une partie historique ouverte occasionnellement au grand public pour certains évènements tels que mariages ou banquets, qui peuvent y être organisés. Il abrite également un centre culturel et un café restaurant. Si le Coeur vous en dit, vous pouvez même passer une nuit de rêve dans la chambre d’hôte, un joli jardin, agrémenté de sculptures contemporaines, et une vue imprenable sur le lac de Neuchâtel sont les autres atouts de cette belle demeure.

A l’invitation de M. Marti, nous sommes déplacés au Landeron pour y visiter sa demeure historique. Très amicalement, il nous convié à rester chez lui pour notre déjeuner et notre bourse interne. Cette vieille bâtisse sise au milieu du bourg a elle aussi une longue histoire narrée avec passion par le maître des lieux. Construit sur d’anciens marais, le bâtiment avait une fâcheuse tendance à s’affaisser et les murs des caves témoignent à ce propos des différents niveaux de reconstruction qui se sont succédés. A l’étage, dans le grand salon, des éléments de fresques dévoilent des blasons, témoins des liens unissant différentes familles à travers les âges. Cet accueil familial des plus chaleureux a marqué les esprits des participants et leur a laissé un excellent souvenir. Un grand merci à nos différents hôtes de la journée pour leur amabilité et leur disponibilité.
M. Patrick Spilliaert, membre de notre société, vient de publier son ouvrage très attendu sur « Les insignes de l’ordre du Saint-Esprit », préfacé par M. Hervé Pinoteau.
L’auteur a puisé ses sources dans les très riches fonds Clairambault de la
Bibliothèque nationales de France et Tiollier du Musée National de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie, peu explorés à ce jour et parfois mal interprétés. Patrick Spilliaert nous fait ainsi découvrir les fastes du plus grand ordre royal français, ressuscitant pour les lecteurs les magnifiques insignes que recevaient les chevaliers du Saint-Esprit : colliers, croix, plaques, dizain, costumes, jetons, livres d’heures et statuts….. Une formidable et désormais indispensable étude. (Si l’achat de ce livre vous intéresse, veuillez prendre contact avec M. Jean-Christophe Palthey, adresse mail: jc.palthey@bluewin.ch ou par tél. +42 79 107 89 96).

Peu avant de mettre sous presse le présent bulletin, nous apprenons un bien mauvaise nouvelle. Le musée des Suisses à Penthes traverse une période tumultueuse et semble être condamné. Faute de pouvoir boucler le budget 2016, le directeur M. Anselm Zurfluh et tous ses employés ont été remercié et leur licenciement étant prévu d’ici à Noël. Le restaurant du domaine de Penthes n’est lui pas touché par cette mesure. Il nous est dit que le conseil de fondation a opté pour cette solution radicale afin de préserver à terme l’existence même de la Fondation. La Société des Amis de Penthes indique par ailleurs vouloir poursuivre son soutien au Musée des Suisses dans le monde et ce point sera discuté lors de leur assemblée générale le 27 février prochain. Certainement que d’autres raisons ont conduit à cette situation: absence de mécénats suffisants, manque d’intérêt de la Confédération et de l’Etat de Genève, peut-être un manque de visibilité et de visiteurs et ce malgré les efforts consentis par l’équipe en place ces dernières années. Toujours est-il qu’un gros nuage plane sur le futur de cette institution unique en Suisse et qu’il serait malheureux qu’elle disparaisse.
Affaire à suivre donc. Je pourrais certainement vous en dire plus lors de notre Assemblée Générale du 18 mars prochain.